mardi

Les Mairies

Les compétances des mairies d'arrondissement et de leur maire sont fixées par les articles 6 à 17 bis de la loi PML, or selon Michel Charzat les pouvoirs d'action des maires d'arrondissement reconnus par cette loi sont de manière systématique ignorés par l'administration central de la Ville de Paris, et aucun moyens sérieux n'est accordé aux maires d'arrondissement pour remplir la mission d'information qui leur incombe.
Les élus locaux, eux aussi se retrouvent en situation de sous-informations.
En principe, le conseil ou le maire d'arrondissement doit émettre des avis sur un certain nombre de dossier concernant les projets de délibération dans l'arrondissement, sur le montant des subventions que le Conseil de Paris propose d'attribuer aux associations exerçant dans l'arrondissement, sur les projets POS correspondant à des opérations d'aménagement sur les conditions d'admission dans les crèches, les écoles maternelle, les résidences pour personnes âgées, les foyers logement relevant de la commune, les autorisations d'utilisation du sol, les acquisitions d'immeubles réalisées par la commune et la culrure.
Ainsi la loi peut-elle prévoir que le conseil préconise une répartition différente de celle proposée par la Ville de Paris, pour les subventions accordées aux associations relevant de l'arrondissement???
Michel Charzat indique que la Ville de Paris n'informe les arrondissement qu'au coup par coup des financements accordés à telle ou telle association.
Linda Urfens-Foucan

Démocratisation Culturelle

La fonction principale de la démocratisation culturelle repose en grande partie sur les régions, départements, communautés urbaines et commune, elle s"appuie aussi sur d'autre fonds d'actions sociale telle que le FAS. Et tout ces actions s'applique à des territoires urbains dont la population présente des caractéristiques de grande précarité.
depuis plus d'une vingtaine d'années, l'Etat a engagé des actions visant à lutter contre la dégradation de quartier situés en périphérie des grandes villes et contre l'exclusion des populations qui y habitent.
Les moyens financiers engagés en 2002 par le comité interministériel des villes, au titre de la politique "culture ville" était de 7,62 ME sur le chapitre 46-60 article 10 du fond d'intervention pour la ville et seulement dans l'objectif de soutenir les actions culturelles.
Compte tenu de la place de l'intercommunalité et d'une politique qui souhaite favoriser les échanges intergénérationnels et culturels et de l'inflation des micro entreprise et de l'insuffisance des équipements publics face à la surabondance de compagnie loi 1901, les politiques de villes ainsi que les collectivités territoriales se sont concertées afin d'aménager des espaces urbains et contribuer à l'élaboration du développement local. Mais il existe toujours des difficultés pour agencer la création de nouveaux lieux à la pluralité artistique. Les résaux d'entraide et de solidarité sont souvent assez restreints et fragiles. ils ont peu de moyens pour constituer une forme d'organisation collective pluridisciplinaire et d'énormes difficultés à se structurer.
Linda Urfens-Foucan

lundi

Aristote et Shaka Zulu

Si Platon chasse les poètes de sa république, parce qu'ils sont des imitateurs et qu'ils pratiquent le mimésis au lieu du récit, Aristote lui, dans sa poétique, décrit les lois du récit épique ou dramatique et justifie la mimésis, capacité d'imitation dévolue au langage, en disant qu'elle est vraisemblable et qu'elle peut, en la représentant, nous apprendre quelque chose sur l'action humaine.
Pour Aristote l'épopée est un récit, dont il est possible de composer plusieurs parties de l'action qui s'accomplissent en même temps et qui permet d'accroître son étendue, alors que la tragédie ne peut imiter plusieurs parties de l'action en même temps, mais seulement la partie jouée sur scène par les acteurs.
Mais le récit qui n'a pas le personnage sous ses yeux en action, s'ordonne selon un plan bien précis, celui de l'ethos et du logos, tandis que le théâtre par sa nature conflictuelle renvoie les personnages aux pathos et dans le cas de la tragédie, la résolution devient purgation par la catharsis.
Ainsi la catharsis, purgation de la pitié et de la crainte serait une libération des passions des spectateurs succédant à la représentation.
d'où la pitié et la crainte dont fait état Aristote, la crainte correspond aux péripéties du héros, qui vont précipiter sa chute, alors que la pitié tient à la reconnaissance de ce qu'il est, ce qui le ramène au niveau des autre hommes et qui démystifie sa nature exceptionnelle.
La péripétie est un retournement de situation, tandis que la reconnaissance est le retournement du retournement censé purger l'âme de ses émotions.
On donne à voir ce qui terrifie et amène la compassion, on a ainsi de la tragédie, ce qui rend le rôle des émotions plus important dans le théâtre que dans l'épopée , ainsi la dramaturgie de la catharsis va faire naître en l'homme la dialectique de la doxa.
L'épopée par son action racontée dans un discours figuratif, épouse le mouvement de l'histoire en cristallisant la réalité dans son agencement effectif, tandis que la tragédie enveloppe le personnage et l'implique directement par imitation des évènements qui susciteront de la crainte et de la pitié, dans une action représentée.
Aristote dans la poétique écrit: "la poésie est plus philosophique que l'histoire, que son essence est de bien métaphoriser, et que bien métaphoriser c'est contempler le semblable".
La poésie, consiste à déplacer le nom et à mettre en évidence la ressemblance entre les choses, à dévoiler les rapports à révéler l'être par le verbe.
Aristote représente la nature, tandis que Platon condamne les fictions et dénonce l'immoralité des passions, que les poètes rendent séduisantes. Aristote répond à Platon par sa théorie de la catharsis: "la pitié et la crainte aidées par la musique des poètes purifient et apaisent les autres passions".
On voit ainsi qu'Aristote a voulu réconcilier les deux types de discours, la poétique qui est très proche de la réthorique, notamment par l'emploi des tropes, métaphore et métonymie et l'usage des vertus du langage.
La mimésis imitation, trouve ainsi son écho en philosophie dans le passage du discours du dieu devenu concept "Mythos" à celui de l'homme qui discourt comme un dieu pourrait le faire " Logos".
Au théâtre, elle est à la fois présente dans le personnage et dans le jeu de l'acteur qui imite le héros qu'il incarne, lui même imitant la référence divine ou mytique.
A mon sens l'histoire de Shaka permet de faire une passerelle entre épopée et grande tragédie, elle est révélatrice de la naissance et de la volonté d'accaparement dont les colons se sont servis pour faire du capitalisme avec l'esclavage et la traite des noirs.
Dans l'histoire de Shaka l'honneur et la vengeance se présentent comme une nécessité au rétablissemnt de l'identité, mais le mouvement de la différence qui va s'imposer fera par la même occasion éclater une tragédie en méta drame où le héros du drame devient lui même victime. Car Shaka avant d'être un héros est avant tout l'expréssion de sa communauté qui le conduit au massacre, l'action dramatique se définit dans cette histoire par la guerre.
C'est exactement comme dans une tragédie Shakespearienne, où les héros sont traversés par un mal, celui de l'action par la vengeance mais qui devient en même temps châtiment.
Dans les personnages Shakespeariens, la domestication instituée par la société n'est que fausse identité.
La résonance de leur instinct naturel permet à la violence de l'emporter comme dans le Roi Lear où les filles veulent s'emparer du royaume du père, ce qui donne lieu à une tragédie.
Mais par ce fait, la légitimité devient le problème, comme dans l'hisoire de Shaka avec son père et de l'Empire Britannique avec le continent africain. Enfant non désiré par son père, Shaka fut l'objet d'un déchaînement de haine et de violence injustifiées. Enfant Brimé et opprimé sa soif de vengeance allait forger son esprit de résistance et de détermination et faire de lui un redoutable guerrier sanguinaire, il s'appuya sur le sédentarisme agricole pour structurer une force socio-économique qui fera de lui un symbole de grandeur et la fierté du peuple noir.
Linda Urfens-Foucan

dimanche

Dossier des aides des collectivités locales

Les aides financières qui peuvent être accordées par les collectivités territoriales aux sociétés d'intérêt collectif sont soumises au régime juridique des interventions économiques des collectivités locales, défini aux articles L.15611-1 à L.1511-7 du code général des collectivités territoriales.
Le régime des aides directes prévu par ces dispositions ne permettent pas d'assurer un soutient financier suffisant, l'article 36 de la loi n°2001-624 du 17 juillet 2001 portant sur diverses mesures d'ordre social, éducatif et culturel a introduit un article 19 decies dans la loi n°47-1775 du 10 septembre 1947.

lundi

Les artistes

La concertation entre les compagnies et les équipements artistiques de proximité d'une part ainsi que collectivités territoriales et Etat déconcentré d'autre part, devient cruciale. les abus dans l'intermittence, n'exprime pas seulement un problème d'illégalité par rapport au code du travail, mais exprime l'inadéquation du système de protection sociale à des pratiques de création pour lesquelle emploi et travail ne se regroupent pas totalement.
Le rôle de l' Etat central est de poser des règles nationales pour la mise en place de la régulation des processus complexes et fragiles de l'économie des arts vivants. même le contrat d'action artistique (comme les autres formes de conventionnement pluraniannuel) reste aussi à développer.
la consolidation de l'emploi en Cie doit aussi impérativement prendre en compte la situation des artistes et le décalage qui fait varier la durée de la période d'indemnisation, alors qu'en terme d'argent le capital qui a été attribué reste fixe. Par conséquent il y a une différence entre les allocations journalières théoriques et celles réellemnt perçues et c'est le système de l'indemnisation chômage qui contribue à maintenir des forts écarts de revenus. Linda urfens-F

dimanche

Politique Culturelle

La politique Culturelle du Maire Michel Charzat et de son Adjoint Bernard Libine s'inscrit dans la même dynamique que la Mairie de Paris qui attache une grande importance aux actions culturelles d'intégration républicaine. Les objectifs visés par cette politique culturelle sont de valoriser la mixité sociale, notament par des actions de soutien aux pratiques artistiques, la mise en réseau des institutions et des structures de proximité à caractère culturel.
L'ouverture de cette diverstité culturelle et de ses modes d'expression s'inscrit dans les grandes thématiques politiques de l'arrondissement.
M.Charzat fait l'historique de la situation avant 1995, sous la présidence de Mr. Jaques Chirac et rappelle que l'organisation de la ville de paris, depuis la loi du 31 décembre 1982 dite loi PML est régie par un statut particulier dont le but est de rapprocher l'administration du citoyen et améliorer la participation des habitants à la gestion des affaires qui les concernent directement.
Cette loi dote la Ville de Paris d'une administration interne et chaque arrondissement d'un conseil d'élu qui est chargé de régler les affaires de ce dernier.

Linda Urfens-Foucan